Ayons confiance en nos capacités !
La Wallonie possède tous les atouts pour devenir prospère et, ainsi, retrouver la place qui était la sienne dans un passé pas si lointain que cela…
Encore faut-il oser briser certains tabous qui, à l'heure actuelle, briment le dynamisme de nos forces vives et les empêchent de tirer toute notre nation vers le haut. Ces tabous, dont le but, louable, était de nous protéger, finissent par jouer un rôle inverse en nous confinant dans un conservatisme destructeur.
Quand on circule dans notre Wallonie, on rencontre énormément de personnes dynamiques qui animent des entreprises et associations dont certaines sont à la pointe de l'innovation…
Mais, force est de constater que la plupart d'entre-elles n'atteint pas la taille et la reconnaissance qui leur est due au vu des efforts fournis par leurs travailleurs… Pourquoi et, surtout, comment faire pour changer cela ?
La première chose qui saute aux yeux est la très petite taille de nos entreprises : 95 % d'entre-elles comptent moins de 5 salariés. Cette situation ne pose pas, à proprement parler, de problèmes mais nécessite un cadre et une politique adaptée… Et, c'est, d'ailleurs, pour cette raison que Made in Wallonia propose d'unir nos forces dans le cadre d'actions solidaires de financement, de marketing ou de relationnel !
Ceci nous amène sur un point particulièrement délicat et sensible : la Sécurité Sociale… Cette dernière doit être maintenue, et même accrue, mais il y a lieu de changer drastiquement son mode de financement qui ne correspond ni à notre époque, ni à la structure de notre économie, faute de quoi elle sera finalement détricotée tout en ayant mené à la faillite un nombre impressionnant d'entreprises et d'associations.
Notre Sécurité Sociale a, en effet, été conçue sur base de la situation qui était la nôtre au début du 20e siècle, soit une économie dominée par l'industrie et moins ouverte sur l'extérieur que notre société actuelle. Il serait, comme vous pourrez le lire dans ce journal, indispensable de changer son mode de financement tout en abolissant, au passage, les différences existant entre ouvriers, employés, indépendants et, également, patrons d'entreprises…
Un autre tabou particulièrement destructeur est la croyance que nous avons absolument besoin de la Flandre pour faire face à nos dépenses…
Outre le fait qu'elle nous donne une image désastreuse, cette croyance a pour effet de faire croire à la population Flamande qu'elle finance nos déficits en l'amenant, au passage, à penser que la Flandre serait plus prospère si elle était séparée de nous. Il est aussi grand temps de voir l'autonomie non comme un danger mais bien comme une opportunité de mettre en place un système économique et social adapté aux caractéristiques de notre Wallonie.
Enfin, nous pêchons souvent par excès de prudence et de précaution…
Tant au niveau des entreprises que des pouvoirs publics, la peur de mal faire domine souvent l'envie de réussir et, ainsi, rend la prise de décision particulièrement lente et tatillonne, ce qui ralentit notre développement et nous fait même rater un grand nombre d'opportunités.
Pour progresser, il faut oser risquer de faire des erreurs, et ne pasles sanctionner… Car il n'y a que ceux qui ne font rien qui n'en font pas !
Vincent Granville,
Initiateur de " Made in Wallonia "
www.madeinwallonia.be
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