mercredi 25 janvier 2012

Qu´importe de souffrir si on a eu dans sa vie quelques heures immortelles. Au moins, on a vécu!

Qu´importe de souffrir si on a eu dans sa vie quelques heures immortelles. Au moins, on a vécu!

Bousculant un régime taré, sceptique, vidé d’idéal, la génération nouvelle doit imposer au plus tôt au pays son honnête et son intransigeance.

Nous pensons au jour où tout sera cassé, ou il n’y aura plus un instant à perdre… Nous voulons être prêts a ce moment-la. Ceux qui sauveront le monde », pourri d’égoïsme et de cupidité, sont ceux-là seuls qui ne comptent pas leurs sacrifices et qui sont prêts, simplement, tous les jours, au fond de leur cœur, a des gestes d’immolation.

Dans la vie, on ne gagne jamais en marchandant, en composant, en trahissant son idéal.

On gagne en étant loyal, ferme au combat et en trimant dur.

Dès l’instant où le destin de l’Etat dépend de la bêtise, des humeurs ou des appétits égoïstes du plus grand nombre, il ne peut que cahoter entre les décisions mesquines ou sordides. Il doit inéluctablement finir par culbuter.

Reconnaître bruyamment au peuple toutes les formes de la plus haute lucidité politique est de la lâcheté. Cent problèmes, pourtant simples, échappent souvent à son analyse. Il ne parvient pas à les saisir. Quant aux problèmes capitaux, celui de l’avenir des grandes communautés humaines, celui de l’organisation de l’énorme machine politique de chaque pays, celui de ses gigantesques problèmes économiques et sociaux, celui de sa vie culturelle et spirituelle, le premier minus habens venu pourrait, à en croire les embobelineurs démocratiques, tout décider là-dessus, engager tout à ce propos, rien qu’à tracer une croix ou à noircir un trou blanc sur un bulletin de vote !

L’affirmer au peuple, le flatter bassement par ce vulgaire mensonge, c’est se moquer de lui. Une telle mission universelle est tout à fait en dehors de sa portée, est au-dessus de ses forces.

Cela ne veut dire nullement que le destin des peuples doive être mené en dehors des peuples et, surtout, contre les peuples. Un pays, c’est avant tout le peuple qui y vit. Ce dernier doit être intimement mêlé à la vie collective de la nation, à son développement, à la qualité de son rayonnement. Mais mêlé honnêtement sans qu’on le flatte et qu’on le roule. Ce sont les meilleurs qui doivent guider les peuples. Les meilleurs, ou mieux encore, le meilleur. Car en tout, même dans une basse-cour, dans un vol d’oiseaux migrateurs, il y a un guide.

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